Exposée à la pluie, au vent et au gel, la souche de cheminée est l'une des parties les plus sollicitées d'une toiture. Quand elle se dégrade, ce sont souvent des infiltrations qui donnent l'alerte, parfois longtemps après le début du problème. Voici comment repérer les signes d'usure et quelles solutions envisager.
La souche est la partie maçonnée de la cheminée qui dépasse du toit. Elle entoure un ou plusieurs conduits de fumée et se compose de plusieurs éléments :
Dans l'Eure, beaucoup de maisons anciennes ont des souches en brique, parfois associée au silex ou à la pierre calcaire. Ces maçonneries demandent des mortiers compatibles, souvent à la chaux, comme l'explique notre article sur la rénovation d'une longère normande.
Le climat normand met les souches à rude épreuve : pluie battante portée par le vent, alternance de gel et de dégel, humidité persistante. Depuis le sol avec des jumelles, ou depuis les combles, surveillez :
Une souche qui penche représente un danger : un élément peut tomber sur la toiture, voire sur un lieu de passage. Éloignez-vous de la zone et faites examiner la souche sans attendre.
Le choix dépend d'un diagnostic réalisé au plus près de la souche. Selon son état, plusieurs interventions sont possibles.
L'abergement est un point sensible. Lorsqu'il est décollé ou percé, il est refait : des pièces en zinc ou en plomb sont façonnées autour de la souche, puis recouvertes en partie haute par une bande de solin fixée dans la maçonnerie. Les tuiles ou ardoises voisines sont reprises pour un raccord propre.
Une rehausse peut s'imposer si la souche ne respecte plus les règles de débouché des conduits ou si le tirage est perturbé. À l'inverse, une souche qui ne sert plus peut être démolie jusque sous la couverture, puis la toiture reprise à cet endroit. Ces travaux modifient l'aspect extérieur : ils relèvent en principe d'une déclaration préalable, et l'architecte des Bâtiments de France est consulté en secteur protégé. Notre article sur la déclaration préalable ou le permis de construire fait le point.
Les travaux sur une souche se font en hauteur, sur un toit en pente souvent humide. Ils exigent un échafaudage ou une protection collective adaptée, ainsi que des compétences de maçon et de couvreur. Ne montez pas vous-même sur le toit.
Pour un conduit en service, le ramonage régulier est obligatoire. Sa fréquence dépend des textes applicables, notamment du règlement sanitaire départemental : souvent deux fois par an pour les combustibles solides comme le bois, dont une fois pendant la période de chauffe. Renseignez-vous sur les règles de votre département et conservez le certificat de ramonage, que votre assureur peut demander en cas de sinistre.
Enfin, un contrôle visuel de la souche après chaque hiver permet de repérer tôt les désordres. Si la couverture elle-même montre des signes de fatigue, consultez notre article sur la rénovation de toiture en Normandie.
Souvent, l'eau entre par l'abergement, par des joints dégradés ou par un couronnement fendu, puis descend le long du conduit. Un diagnostic de la souche et de son raccord avec la toiture permet d'en trouver l'origine.
De préférence au printemps ou en été, hors période de gel : les mortiers et les enduits craignent le gel pendant leur prise. C'est aussi la saison où l'on peut se passer le plus facilement de sa cheminée.
Oui, si le conduit n'est plus utilisé. La démolition relève en principe d'une déclaration préalable, et la couverture doit ensuite être reprise avec soin pour éviter tout point faible.
Une souche en bon état protège toute la toiture. ACB Construction, entreprise de maçonnerie et de couverture basée à Ézy-sur-Eure, intervient dans l'Eure, l'Eure-et-Loir et les Yvelines, en neuf comme en rénovation. Découvrez nos services, puis contactez ACB Construction pour étudier votre projet.